La pollution lumineuse n’est plus simplement le grief d’un astronome qui ne peut pas voir les étoiles. Partout au Canada, la lumière artificielle nocturne peut affecter les propriétés voisines, la faune, les habitats, le paysage nocturne naturel et, dans certaines circonstances, la conformité d’une installation d’éclairage extérieur aux règles locales.
L’important à savoir, c’est qu’il n’existe aucune loi canadienne unique et universelle sur la pollution lumineuse qui réglemente tous les éclairages extérieurs du pays. Au lieu de cela, les réglementations sur la pollution lumineuse au Canada peuvent comprendre un ensemble disparate de règlements municipaux sur l’éclairage, de dispositions locales contre les nuisances, d’exigences en matière d’aménagement et de considérations relatives à l’évaluation environnementale. Les règles exactes applicables dépendent en grande partie de l’endroit où vous habitez, de ce que vous éclairez et de la façon dont cette lumière affecte les environs.
Pour les propriétaires, les entreprises, les gestionnaires immobiliers, les entrepreneurs et les promoteurs, un éclairage extérieur responsable repose généralement sur quelques principes pratiques :
- Orientez la lumière vers la zone qui nécessite réellement un éclairage.
- Limitez au maximum les débordements lumineux au-delà des limites de la propriété.
- Évitez une luminosité excessive et les émissions lumineuses vers le ciel inutiles.
- Réduisez l’éblouissement pouvant affecter les voisins, les conducteurs et les piétons.
- Choisissez des hauteurs, des optiques et des positions de montage appropriés pour les luminaires.
- Utilisez des dispositifs de commande de l’éclairage, des minuteries ou une activation par détecteur de mouvement lorsque cela est approprié.
- Vérifiez les règlements municipaux applicables et les exigences propres au projet avant d’installer ou de remplacer un éclairage extérieur important.
- N’oubliez pas qu’une lumière plus vive n’est pas automatiquement plus sûre ou meilleure.
En d’autres termes, la question n’est pas simplement : « L’éclairage extérieur est-il légal au Canada ? »
Bien sûr que oui.
La meilleure question est :
Quand un éclairage extérieur utile devient-il une lumière indésirable, et quelles règles s’appliquent dans ce cas ?
C’est dans cette distinction que les lois canadiennes sur la pollution lumineuse deviennent beaucoup plus intéressantes.
Qu’est-ce que la pollution lumineuse ?
Dans sa forme la plus simple, la pollution lumineuse est un éclairage artificiel excessif, mal contrôlé, mal orienté ou présent là où et quand il n’est pas nécessaire.
Imaginez un stationnement commercial après minuit. La chaussée doit être éclairée pour assurer la sécurité et permettre de circuler en toute sécurité. Mais si une partie de cette lumière pénètre par la fenêtre d’une chambre située au deuxième étage de l’autre côté de la rue, s’élance vers le ciel et crée un éblouissement intense pour les automobilistes qui passent, une partie de l’installation fait quelque chose pour lequel elle n’a jamais été conçue.
Cette illumination indésirable peut prendre plusieurs formes.
Débordement lumineux
Le débordement lumineux se produit lorsque la lumière artificielle s’étend au-delà de la zone ou de la propriété où elle est destinée.
Le projecteur d’un voisin qui brille dans votre chambre est l’exemple résidentiel classique. Sur un site plus vaste, il peut s’agir de l’éclairage d’un stationnement, d’un entrepôt, d’une installation sportive ou d’une propriété commerciale qui déborde par-delà la limite de la propriété et atteint les propriétés voisines.
La Société astronomique royale du Canada (SARC) considère le débordement lumineux comme une forme de pollution lumineuse et recommande des mesures pratiques telles que l’utilisation de luminaires avec pare-lumière, l’orientation de l’éclairage vers le bas, le contrôle de la luminosité et la connaissance des réglementations locales sur l’éclairage extérieur.
C’est l’une des raisons pour lesquelles une conception d’éclairage réfléchie est importante avant même qu’un luminaire ne soit allumé.
Éblouissement
L’éblouissement est une luminosité excessive dans le champ de vision d’une personne.
Vous l’avez probablement déjà vécu sans lui donner de nom : un luminaire extérieur est si lumineux — ou orienté dans un angle si malheureux — qu’il devient en fait plus difficile de voir les environs.
Plus de lumens ne signifie pas automatiquement plus d’utilité.
Un luminaire choisi judicieusement peut éclairer le sol tout en limitant l’exposition directe à la source lumineuse. La hauteur de montage joue également un rôle, en particulier sur les sites plus vastes. Choisir des poteaux d’éclairage conçus de manière appropriée permet aux concepteurs de mieux contrôler l’emplacement des luminaires, la couverture et la relation entre le luminaire et la zone située en dessous.
L’objectif n’est pas l’obscurité.
C’est d’obtenir la bonne lumière, au bon endroit.
Lueur du ciel
Regardez vers une zone peuplée depuis un endroit véritablement sombre et vous verrez peut-être un dôme lumineux suspendu au-dessus de l’horizon. C’est la lueur du ciel.
L’éclairage artificiel dirigé ou réfléchi vers le haut interagit avec l’atmosphère, éclaircit le ciel nocturne et réduit son obscurité naturelle. L’effet peut être particulièrement visible autour des villes, des quartiers commerciaux et d’autres zones fortement éclairées.
La neige peut encore compliquer les choses. Comme la neige présente une forte réflectivité — ou albédo —, la lumière dirigée vers le bas peut tout de même être réfléchie vers le haut, contribuant à augmenter la luminosité du ciel nocturne. Ce phénomène est parfois décrit comme la lueur de la neige.
Pour les communautés canadiennes, ce n’est pas exactement une considération de niche.
Suréclairage
Le suréclairage se produit lorsqu’un espace reçoit beaucoup plus d’éclairage qu’il n’en a raisonnablement besoin.
C’est un piège dans lequel il est facile de tomber.
Un propriétaire veut qu’un stationnement soit perçu comme sûr, alors l’instinct est d’y installer les luminaires les plus puissants disponibles. Une entreprise veut que son extérieur soit visible la nuit, alors on ajoute davantage de lumières. Un propriétaire s’inquiète de la sécurité, alors un projecteur à haute puissance reste allumé du crépuscule à l’aube.
Mais une intensité lumineuse excessive peut augmenter l’éblouissement, les débordements lumineux et la consommation d’énergie, et entrer en conflit avec les voisins sans nécessairement améliorer l’utilité de l’espace éclairé.
Un éclairage responsable repose sur le contrôle, et non simplement sur la puissance.
Lumière artificielle la nuit : pourquoi le Canada y prête attention
Le terme plus large de lumière artificielle la nuit (LAN) englobe bien plus qu’un éblouissement gênant ou la lumière de sécurité d’un voisin.
La LAN comprend l’éclairage artificiel introduit dans des environnements nocturnes naturellement sombres. Cela signifie que la discussion peut s’étendre d’un seul luminaire résidentiel aux routes, aux installations industrielles, aux propriétés commerciales, aux serres et aux grands projets d’infrastructure.
Cela a de l’importance parce que la nuit est elle-même une condition environnementale.
Les plantes et les animaux ont évolué autour des cycles de lumière du jour et d’obscurité naturelle. Lorsque l’éclairage artificiel modifie considérablement ce cycle, l’impact environnemental qui en résulte peut s’étendre au-delà de la propriété éclairée.
Les préoccupations potentielles associées à une lumière nocturne mal contrôlée comprennent :
- Perturbation de la faune et changements dans les comportements naturels.
- Effets sur les habitats et sur l’environnement biologique plus large.
- Augmentation de la lueur du ciel et perte de ciels sombres.
- Illumination indésirable des propriétés voisines.
- Éblouissement et réduction du confort visuel.
- Utilisation inutile d’énergie.
- Changements dans le caractère et la qualité du ciel des paysages nocturnes.
Cela aide à expliquer pourquoi l’éclairage artificiel peut apparaître dans les discussions sur la planification environnementale et l’évaluation des impacts, plutôt que d’être traité uniquement comme un enjeu électrique ou architectural.
À un niveau pratique, cependant, la plupart des propriétaires canadiens et des entreprises ordinaires ne rencontreront pas la pollution lumineuse par le biais d’une évaluation environnementale fédérale.
Ils sont beaucoup plus susceptibles de la rencontrer par l’entremise d’un règlement municipal, d’une exigence d’aménagement, d’une plainte de voisin ou d’un litige à la limite de la propriété.
Et c’est là que le cadre juridique se complique.
Le Canada possède-t-il une loi fédérale sur la pollution lumineuse ?
Pas dans le sens simple auquel beaucoup de gens s’attendent.
Il n’existe pas de règle unique à l’échelle nationale qui stipule que chaque luminaire extérieur canadien doit avoir un certain wattage, une certaine température de couleur, une configuration de pare-lumière ou un niveau d’illumination maximal.
Rechercher «lois sur la pollution lumineuse au Canada» peut donc donner l’impression trompeuse qu’il devrait y avoir une réglementation fédérale définitive en attente d’être découverte.
La réalité est plus nuancée.
Selon le projet et l’emplacement, l’éclairage artificiel peut être assujetti à :
- des réglementations municipales et des règlements sur l’éclairage ;
- des dispositions relatives aux nuisances ;
- des exigences de zonage et d’aménagement ;
- des permis ou des approbations environnementaux ;
- des processus d’évaluation environnementale ou d’évaluation des impacts ; et
- des exigences établies pour des industries ou des applications particulières.
Les grands projets peuvent soulever des considérations environnementales qu’une installation résidentielle ordinaire ne soulèvera jamais. À l’autre bout du spectre, le problème d’un propriétaire concernant l’éclairage extérieur d’un voisin peut être presque entièrement local.
Ainsi, deux propriétés séparées par des limites provinciales — ou même municipales — peuvent être assujetties à des exigences différentes.
Pourquoi les règlements municipaux sur l’éclairage sont importants
Les municipalités peuvent réglementer les questions qui affectent les propriétés et les communautés localement. Selon la municipalité, les règles applicables peuvent porter sur des questions telles que l’éclairage nuisible, l’emplacement des luminaires, l’illumination, l’éblouissement, les débordements lumineux ou certaines catégories d’aménagement.
Cela rend votre emplacement exact important.
Si vous prévoyez un nouveau stationnement commercial, le remplacement de luminaires extérieurs ou le développement d’un site à partir de zéro, vérifier tôt les exigences locales applicables peut vous éviter bien des ennuis par la suite.
La puissance du luminaire n’est pas non plus la seule considération. La hauteur et l’emplacement du poteau peuvent modifier la façon dont l’illumination atteint la limite d’un site. Une configuration utilisant un poteau d’éclairage carré en aluminium de 16 pieds, par exemple, devra être envisagé dans le cadre de la conception globale de l’éclairage plutôt que d’être considéré indépendamment du luminaire, des optiques, de l’orientation et de l’environnement environnant.
Cette distinction est cruciale :
Un produit d’éclairage ne devient pas « conforme au règlement » simplement parce que le produit lui-même est bien conçu. La conformité peut dépendre de l’installation dans son ensemble et des règles régissant la propriété en question.
Cela inclut l’emplacement du luminaire, sa hauteur de montage, la direction de sa lumière et la quantité d’illumination qui atteint les terrains voisins.
La nature locale des réglementations canadiennes sur la pollution lumineuse
L’un des exemples les plus clairs de l’approche localisée du Canada provient du secteur des serres en Ontario.
Les grandes serres peuvent utiliser un puissant éclairage d’appoint pour prolonger les périodes de culture. À l’intérieur de la serre, cet éclairage artificiel remplit une fonction agricole productive.
Cependant, à plusieurs kilomètres de là, le résultat peut être spectaculaire.
Lorsque d’importantes quantités de lumière provenant des serres s’échappent par les toits et les murs latéraux, elles peuvent éclairer le paysage nocturne environnant. Cette pollution lumineuse provenant des serres a amené certaines municipalités à établir des exigences spécifiques visant à contrôler ces émissions.
Leamington et Kingsville, en Ontario, ont toutes deux traité de l’éclairage des serres par voie réglementaire locale, notamment par des exigences relatives aux rideaux d’atténuation lumineuse. Ces systèmes — souvent appelés plus familièrement rideaux occultants — sont destinés à limiter la quantité de lumière artificielle s’échappant des structures de serre pendant certaines périodes nocturnes définies.
Cet exemple révèle quelque chose de fondamental à propos des lois canadiennes sur la pollution lumineuse :
Le contexte compte.
Une serre, une entrée de garage de banlieue, un entrepôt, un stationnement et un projet d’infrastructure évalué par le gouvernement fédéral peuvent tous produire de la lumière artificielle la nuit, mais ils ne sont pas nécessairement assujettis aux mêmes règles.
C’est pourquoi des déclarations générales telles que « ce luminaire est légal partout au Canada » ou « le Canada interdit les lumières après une certaine heure » devraient immédiatement susciter des questions.
La position juridique réelle peut dépendre de :
- la province ;
- la municipalité ;
- le zonage ;
- l’utilisation de la propriété ;
- les approbations d’aménagement ;
- le type d’éclairage ;
- l’heure de fonctionnement ;
- l’illumination atteignant les propriétés voisines ; et
- toute règle particulière applicable au site ou à l’industrie.
Pour un projet d’éclairage extérieur, une bonne conformité commence donc bien avant l’installation.
Elle commence par comprendre où la lumière va.
Mon voisin peut-il diriger une lumière vers ma propriété ?
C’est là que la pollution lumineuse cesse d’être un enjeu environnemental abstrait pour devenir très personnelle.
Un luminaire de sécurité installé de l’autre côté de la limite de la propriété peut sembler inoffensif à la personne qui l’a installé. Pour le voisin dont la chambre est soudainement éclairée à 2 h du matin, cela peut être tout sauf inoffensif.
Alors, les lumières extérieures vives sont-elles légales au Canada ?
En général, le simple fait de posséder ou d’exploiter une lumière extérieure vive n’est pas automatiquement illégal. Les questions plus importantes sont vers où la lumière est dirigée, quelle est son intensité, quand elle fonctionne et quelles règles locales s’appliquent.
Un luminaire qui éclaire l’entrée de quelqu’un est une chose.
Le même luminaire orienté de manière à envoyer une quantité importante de lumière indésirable à travers la fenêtre d’un voisin peut créer une situation entièrement différente.
C’est l’essence même du débordement lumineux.
Qu’est-ce qui constitue un débordement lumineux ?
Le débordement lumineux se produit lorsque l’illumination atteint un endroit où elle n’était pas destinée — ou souhaitée — à aller.
Les exemples résidentiels courants comprennent :
- Un projecteur qui brille directement dans la maison d’un voisin.
- Un éclairage de sécurité qui s’étend considérablement au-delà de la limite d’une propriété.
- Un luminaire de garage ou d’entrée de garage orienté horizontalement plutôt que vers le bas.
- Un éclairage extérieur vif qui fonctionne toute la nuit alors qu’il n’est pas nécessaire.
- Des luminaires mal positionnés qui créent un éblouissement pour les propriétés voisines.
- Plusieurs luminaires produisant une illumination excessive au-delà de la limite de la propriété.
Toute lumière visible ne constitue pas nécessairement une intrusion lumineuse au sens juridique, et il n’existe aucune limite nationale unique en matière de lux permettant de déterminer si tous les éclairages résidentiels sont acceptables.
Les règlements municipaux sur l’éclairage applicables sont donc déterminants.
Une municipalité peut réglementer les nuisances lumineuses différemment de celle voisine, tandis qu’une autre peut aborder la question par le biais du zonage, des normes applicables aux propriétés ou des exigences en matière d’aménagement.
Cela signifie que la personne qui demande : « Mon voisin peut-il diriger une lumière sur ma propriété ? » devra peut-être finalement consulter les règlements spécifiques applicables à son adresse.
Du point de vue de la conception d’éclairage, toutefois, il est généralement beaucoup plus facile de prévenir les problèmes que d’avoir à résoudre un litige par la suite.
Comment réduire la pollution lumineuse causée par un voisin avant qu’elle ne devienne une plainte
L’éclairage extérieur le plus efficace n’a pas besoin d’être visible à trois rues de distance.
Il se contente d’éclairer ce qui doit l’être.
Prenons l’exemple d’une aire de stationnement située à côté de propriétés résidentielles. L’objectif n’est pas d’éliminer l’éclairage, car cela pourrait compromettre la raison même pour laquelle les luminaires ont été installés. L’objectif est d’obtenir un éclairage utile tout en contrôlant les débordements lumineux, l’éblouissement et les émissions lumineuses vers le ciel.
Plusieurs choix de conception peuvent faire une différence considérable.
1. Dirigez la lumière vers le bas
Les luminaires d’extérieur doivent généralement diriger l’éclairage vers la surface ou l’objet qui en a réellement besoin.
Un luminaire qui diffuse une quantité importante de lumière horizontalement peut augmenter l’éblouissement et les intrusions lumineuses. Un luminaire mal orienté peut également projeter des lumens utiles directement au-delà de la zone prévue.
Un éclairage orienté vers le bas aide à maintenir davantage de lumière là où elle doit être.
Ce principe est particulièrement important lorsque les luminaires sont installés en hauteur.
Un point de montage plus élevé peut offrir une couverture plus large, mais la hauteur doit être envisagée en fonction de l’optique du luminaire, de sa puissance, de l’espacement et des propriétés voisines. Un poteau d’éclairage en aluminium de 20 pieds, par exemple, devrait être intégré à un plan d’éclairage délibéré du site plutôt que d’être traité comme un élément isolé.
2. Utilisez des écrans et une optique appropriés
Les écrans peuvent empêcher la lumière de se propager dans des directions indésirables.
Des termes tels que luminaires entièrement protégés, luminaires entièrement fermés (luminaires FCO) et luminaires à coupure nette apparaissent fréquemment dans les discussions sur un éclairage responsable, car contrôler la distribution de la lumière peut réduire à la fois la lueur du ciel et l’éclairage au-delà de la zone prévue.
Le concept est simple :
Il ne faut pas éclairer le ciel pour éclairer le sol.
L’optique d’un luminaire compte tout autant que sa puissance brute. Deux luminaires produisant des quantités similaires de lumière peuvent se comporter très différemment selon la façon dont cette lumière est distribuée.
3. Ne choisissez pas automatiquement la luminosité maximale
On a tendance à assimiler un éclairage plus lumineux à un meilleur éclairage.
Ce n’est pas toujours vrai.
Une intensité lumineuse excessive peut créer de l’éblouissement, augmenter la lumière réfléchie et rendre les transitions entre les zones lumineuses et sombres plus difficiles à supporter pour les yeux. Elle peut également gaspiller de l’électricité en éclairant des espaces au-delà de ce dont l’application a réellement besoin.
Au lieu de cela, l’éclairage doit être sélectionné en fonction des niveaux d’éclairage appropriés à la tâche.
Cela signifie prendre en compte :
- L’activité qui se déroule dans l’espace.
- La taille de la zone éclairée.
- La hauteur de montage.
- L’espacement des luminaires.
- Les routes, les bâtiments et les propriétés à proximité.
- La réflectivité de la surface.
- Les heures de fonctionnement.
- Les normes d’éclairage applicables ou les exigences municipales.
Un site plus petit, par exemple, peut nécessiter une stratégie de montage différente de celle d’un grand terrain commercial. Lorsqu’une installation plus basse est appropriée, un poteau d’éclairage en aluminium de 12 pieds peut faire partie d’une configuration d’éclairage plus compacte.
Le mot important ici est partie.
La hauteur du poteau à elle seule ne détermine pas si une installation va causer de la pollution lumineuse.
La température de couleur compte aussi
La pollution lumineuse ne dépend pas uniquement du nombre de lumens émis par un luminaire.
La température de couleur de l’éclairage artificiel peut également affecter le caractère de l’environnement nocturne.
La température de couleur s’exprime en kelvins (K). Les valeurs de kelvins plus faibles paraissent généralement plus chaudes, avec des tons ambrés et jaunes, tandis que les valeurs plus élevées tendent à paraître plus froides ou bleutées.
Pourquoi est-ce important ?
La lumière bleue de courte longueur d’onde peut se disperser plus facilement dans l’atmosphère que la lumière de couleur plus chaude, ce qui explique en partie pourquoi l’éclairage à 3 000 K, l’éclairage de couleur chaude et l’éclairage ambré figurent fréquemment dans les discussions sur l’éclairage extérieur responsable et les ciels étoilés.
La Société royale d’astronomie du Canada aborde spécifiquement la température de couleur comme l’un des facteurs permettant de réduire les effets de l’éclairage extérieur.
Cela ne signifie pas que tous les luminaires d’extérieur au Canada doivent légalement être à 3 000 K.
C’est une distinction importante.
Une recommandation pour les ciels étoilés n’est pas automatiquement une loi canadienne.
Lorsque des exigences en matière de température de couleur existent, elles doivent être évaluées conformément aux règles ou aux normes régissant l’installation spécifique.
Néanmoins, même lorsqu’aucune limite locale en kelvins ne s’applique, le choix d’une température de couleur appropriée peut faire partie d’une stratégie plus large visant à réduire les effets environnementaux de l’éclairage artificiel nocturne (LAN).
Minuteries, détecteurs de mouvement et la question que nous oublions souvent de poser
La conception d’éclairage commence généralement par :
De quelle quantité de lumière avons-nous besoin ?
Peut-être que la première question la plus utile est :
De quand avons-nous besoin ?
Un luminaire extérieur parfaitement orienté peut tout de même consommer de l’énergie inutilement et contribuer à l’éclairage nocturne s’il fonctionne pendant dix heures alors qu’il n’est nécessaire que pendant deux.
C’est là que les commandes d’éclairage deviennent importantes.
Selon l’application, ces commandes peuvent inclure :
- des minuteries ;
- des détecteurs de mouvement ;
- un éclairage à détection de mouvement ;
- des commandes d’atténuation ;
- des cellules photoélectriques ; et
- des programmes d’horaires de fonctionnement.
Pour les propriétés résidentielles, la détection de mouvement peut permettre à l’éclairage de sécurité de fonctionner lorsqu’une activité est détectée plutôt que de rester à pleine puissance toute la nuit.
Pour l’éclairage commercial et industriel, des stratégies de commande plus sophistiquées peuvent réduire l’éclairage pendant les périodes où le site est inoccupé ou connaît peu d’activité, à condition que cela demeure approprié pour les exigences de sécurité, de sûreté et de fonctionnement.
Cela peut offrir deux avantages à la fois :
moins d’éclairage nocturne inutile et une meilleure efficacité énergétique.
Comment puis-je porter plainte contre la lumière d’un voisin au Canada ?
Supposons que le problème existe déjà.
Un voisin a installé un luminaire d’extérieur. La lumière franchit la limite de la propriété, crée de l’éblouissement ou éclaire une partie de votre maison tous les soirs.
Que faire maintenant ?
Parce que les réglementations sur la pollution lumineuse au Canada sont souvent locales, il n’existe pas de processus de plainte fédéral unique qui s’applique à toutes les situations.
Une démarche judicieuse consiste généralement à :
- Identifier la source. Déterminez quel luminaire cause réellement le problème et à quels moments il fonctionne.
- Documenter le problème. Notez les dates, les heures et la façon dont l’éclairage indésirable affecte votre propriété.
- Parler au propriétaire de la propriété concernée, le cas échéant. Il ne se rend peut-être pas compte de la direction dans laquelle son luminaire est orienté.
- Suggérer un remède pratique. Le réorientation, l’ajout d’un écran, la réduction de la puissance ou la modification des heures de fonctionnement peuvent résoudre le problème sans remplacer toute l’installation.
- Consulter vos règlements municipaux. Recherchez les dispositions relatives à l’éclairage extérieur, aux nuisances lumineuses, aux normes applicables aux propriétés, au zonage ou aux intrusions lumineuses.
- Contacter la municipalité ou le service d’application des règlements approprié si le problème semble enfreindre une exigence locale.
Les recommandations de la Société royale d’astronomie du Canada sur les intrusions lumineuses mettent également l’accent sur une résolution pratique et sur la connaissance des règlements locaux sur l’éclairage extérieur.
Une plainte ne signifie pas non plus nécessairement que l’éclairage extérieur doit disparaître.
Parfois, un ajustement étonnamment mineur suffit à résoudre le problème.
Un luminaire incliné vers le bas du bon angle peut cesser d’éclairer une chambre. Un écran peut bloquer la lumière dans une direction. Une minuterie peut éliminer l’éclairage inutile après une certaine heure.
Une bonne atténuation de la pollution lumineuse consiste souvent à contrôler la lumière plutôt qu’à l’éliminer.
Existe-t-il des amendes pour pollution lumineuse au Canada ?
C’est possible, mais il n’existe aucune amende canadienne universelle pour la pollution lumineuse.
Encore une fois, la compétence juridique est déterminante.
Lorsqu’une municipalité a adopté un règlement pertinent, l’application et les sanctions peuvent être établies localement. Les exigences peuvent également être très spécifiques à l’application plutôt que de s’appliquer uniformément à tous les propriétaires et toutes les entreprises.
Le secteur des serres de l’Ontario offre un exemple particulièrement visible.
Leamington et Kingsville : quand l’éclairage des serres est devenu un enjeu municipal
Les serres utilisant un éclairage d’appoint peuvent produire une quantité extraordinaire d’éclairage nocturne.
Lorsque cette lumière s’échappe par les toits et les murs latéraux des serres, la lueur qui en résulte peut être visible bien au-delà de la propriété elle-même.
Des municipalités, dont Leamington et Kingsville, en Ontario, ont introduit des exigences visant les émissions lumineuses des serres. Parmi les mesures abordées en lien avec ces règlements figurent les rideaux occultants et les rideaux de réduction de la lumière, les exigences de fonctionnement et les dispositions d’application.
Cette question démontre pourquoi l’éclairage agricole peut nécessiter des commandes très différentes de celles d’un éclairage de chemin d’entrée.
Une serre peut contenir une immense zone éclairée fonctionnant à une intensité considérable. Par conséquent, même des quantités relativement faibles de jours entre les rideaux peuvent devenir importantes lorsqu’on les considère à l’échelle de la structure.
Il s’agit d’une étude de cas utile pour quiconque cherche à comprendre les règlements sur la pollution lumineuse au Canada, car elle montre comment les gouvernements locaux peuvent répondre à un problème d’éclairage propre à leur communauté.
Elle démontre également pourquoi il n’existe aucune réponse unique valable pour tous à la question : « Quelles sont les règles canadiennes sur la pollution lumineuse ? »
La réponse pourrait être complètement différente au centre-ville de Toronto, dans l’Alberta rurale, dans les banlieues de la Colombie-Britannique ou dans la région des serres du sud-ouest de l’Ontario.
Les ciels étoilés ne sont pas qu’une question de voir les étoiles
Peu de choses rendent les effets de la lueur du ciel plus évidents que de quitter une ville.
Roulez suffisamment loin des zones densément aménagées par une nuit claire et le ciel change.
Des étoiles qui étaient invisibles apparaissent soudainement. La Voie lactée peut devenir perceptible. Ce qui ressemblait à un plafond noir au-dessus de la ville devient quelque chose de considérablement plus profond.
Cette différence, c’est l’obscurité naturelle—ou du moins quelque chose qui s’en rapproche.
L’astronomie est l’une des raisons de protéger les ciels étoilés, mais ce n’est pas la seule.
L’environnement nocturne est un habitat.
La faune utilise l’obscurité pour se nourrir, s’orienter, migrer, se reproduire et échapper aux prédateurs. L’introduction d’un éclairage artificiel peut modifier les conditions environnementales dans lesquelles ces comportements ont évolué.
C’est pourquoi les discussions sur la protection des ciels étoilés se chevauchent de plus en plus avec l’éclairage écologique, l’atténuation environnementale et le développement responsable.
Sites et communautés de ciels étoilés
Le Canada compte des lieux où la protection du paysage nocturne naturel est devenue un objectif explicite. Les sites et réserves de ciels étoilés démontrent ce qui peut se produire lorsque l’éclairage artificiel est soigneusement géré plutôt que laissé se propager sans discernement.
Les principes sous-jacents peuvent également être appliqués aux propriétés ordinaires :
N’éclairez que ce qui doit l’être.
N’utilisez que la quantité de lumière raisonnablement nécessaire.
Orientez-la soigneusement.
Choisissez des caractéristiques de couleur appropriées.
Baissez-la—ou éteignez-la—lorsqu’elle n’est pas nécessaire.
Ces principes ne sont pas compliqués.
Les mettre en œuvre sur une grande propriété commerciale ou industrielle peut l’être.
Éclairage commercial et industriel : les enjeux sont plus importants
Passez d’un chemin d’entrée résidentiel à un centre de distribution, un concessionnaire, une cour industrielle ou un grand stationnement, et pratiquement toutes les variables augmentent.
Plus de luminaires.
Des points de montage plus élevés.
Des zones éclairées plus vastes.
Plus de propriétés voisines.
Potentiellement plus de lumière réfléchie.
Et considérablement plus d’occasions pour une mauvaise conception de créer des débordements lumineux.
C’est là qu’une planification adéquate devient particulièrement précieuse.
L’éclairage commercial devrait être envisagé comme un système plutôt que comme un ensemble de luminaires individuels. L’emplacement des poteaux, les hauteurs de montage, l’optique des luminaires, la puissance et les limites de la propriété interagissent les uns avec les autres.
Pour les grandes surfaces, un mât plus haut peut permettre aux luminaires de répartir l’éclairage efficacement sur une plus vaste étendue. Un mât d’éclairage carré en aluminium de 24 pieds, par exemple, représente un scénario d’installation très différent de celui d’une installation résidentielle basse.
Mais une hauteur d’installation plus élevée ne dispense pas d’un contrôle rigoureux.
Bien au contraire.
Lorsque les luminaires sont installés plus haut, les concepteurs doivent réfléchir attentivement à la modélisation photométrique, la répartition des luminaires, l’éblouissement et l’éclairage aux limites de la propriété.
Qu’est-ce que la modélisation photométrique ?
La modélisation photométrique, ou simulation photométrique, permet de prévoir comment un système d’éclairage proposé répartira l’éclairage sur un site.
Plutôt que de simplement supposer qu’un certain nombre de luminaires « devraient être suffisamment lumineux », un plan photométrique peut aider à visualiser les niveaux d’éclairage en différents points.
Selon le projet, cela peut aider à répondre à des questions telles que :
- Y a-t-il des zones sombres entre les luminaires ?
- Une partie du site reçoit-elle un éclairage excessif ?
- Quelle quantité de lumière atteint la limite de la propriété ?
- Les luminaires sont-ils positionnés efficacement ?
- Une hauteur d’installation différente pourrait-elle améliorer la couverture ?
- La lumière est-elle gaspillée à l’extérieur de la zone prévue ?
Cela s’avère particulièrement utile lorsqu’un projet doit satisfaire à des normes d’éclairage définies, à des exigences d’aménagement ou à des considérations environnementales.
Pour les grands projets d’aménagement, l’éclairage artificiel peut également faire partie d’une évaluation environnementale plus large, en particulier lorsque l’éclairage pourrait affecter des habitats sensibles, la faune ou l’environnement lumineux environnant.
À cette échelle, l’éclairage n’est plus simplement quelque chose que l’on installe une fois le bâtiment achevé.
Il fait partie de l’empreinte environnementale du projet.
Et cela nous amène à l’une des questions les plus pratiques pour les propriétaires fonciers et les planificateurs de projets canadiens :
Comment concevoir un éclairage extérieur qui remplit sa fonction sans créer de problème de pollution lumineuse dès le départ ?
Comment concevoir un éclairage extérieur sans créer de problème de pollution lumineuse
Le meilleur moment pour traiter la pollution lumineuse est avant l’installation du premier luminaire.
Une fois les mâts ancrés, l’infrastructure électrique en place et les propriétés voisines se plaignant d’un éclairage intrusif, modifier une installation peut devenir considérablement plus compliqué.
Une bonne conception de l’éclairage extérieur repose sur un principe d’une simplicité trompeuse :
Mettez la bonne quantité de lumière au bon endroit, au bon moment — et empêchez-la d’aller là où elle n’a pas sa place.
Cela signifie envisager l’ensemble du système d’éclairage plutôt que de choisir des luminaires uniquement en fonction de leur rendement lumineux.
Commencez par la zone que vous devez réellement éclairer
Avant de décider de la luminosité d’un luminaire, définissez la tâche.
Éclairez-vous :
- une entrée résidentielle ?
- un chemin piétonnier ?
- une zone de chargement ?
- un stationnement ?
- le périmètre d’un bâtiment commercial ?
- une cour industrielle ?
- une propriété agricole ?
- une entrée ou une route d’accès ?
Chaque application a des exigences différentes.
Une vaste cour industrielle ne sera évidemment pas éclairée de la même façon qu’un petit stationnement commercial. De même, installer un luminaire à haut rendement simplement parce qu’il est disponible peut entraîner une sur-illumination, un éblouissement accru et des émissions de lumière inutiles.
Commencez par l’espace.
Puis concevez l’éclairage autour de celui-ci.
Choisissez la hauteur du mât comme élément du système d’éclairage
La hauteur d’installation modifie la répartition de l’éclairage.
Une position d’installation plus basse peut convenir aux plus petites surfaces ou aux applications où la lumière doit rester relativement localisée. Des mâts plus hauts peuvent aider à répartir l’éclairage sur de plus grandes surfaces, mais l’optique des luminaires, leur rendement, leur orientation et leur espacement deviennent de plus en plus importants.
Pour les applications où une hauteur d’installation compacte est judicieuse, un mât d’éclairage carré en aluminium de 10 pieds représente une configuration possible.
Le point crucial est que la hauteur du mât ne doit pas être choisie indépendamment de la conception de l’éclairage.
Considérez :
- Les dimensions de la zone éclairée.
- Les niveaux d’éclairage requis.
- La répartition du faisceau des luminaires.
- L’espacement des mâts.
- Les bâtiments à proximité.
- Les routes et les zones piétonnières.
- Les limites de la propriété.
- Les propriétés voisines sensibles.
- L’éblouissement potentiel.
- Les exigences municipales applicables.
La modification de l’un de ces facteurs peut altérer la solution appropriée.
Cela est particulièrement important lorsque l’on cherche à satisfaire aux réglementations sur l’éclairage extérieur ou à minimiser les intrusions lumineuses.
Gardez la lumière à l’intérieur de la limite de la propriété
Imaginez tracer un mur vertical invisible le long de la ligne de propriété.
Votre conception d’éclairage ne devrait pas considérer tout ce qui se trouve au-delà de ce mur comme un espace libre.
Les maisons voisines, les entreprises, les routes, les habitats et les autres propriétés peuvent tous être affectés par un éclairage mal contrôlé.
L’objectif n’est pas nécessairement d’obtenir zéro lumière mesurable au-delà de chaque limite de propriété — cela peut ne pas être techniquement requis ou pratique dans toutes les situations. Au lieu de cela, l’installation doit être conçue en tenant délibérément compte de la dispersion de la lumière et en respectant toutes les limites locales applicables.
Cela peut impliquer :
- le repositionnement des mâts ;
- la modification des hauteurs d’installation ;
- la sélection d’optiques de luminaires différentes ;
- la réduction du rendement des luminaires ;
- l’utilisation de pare-lumières sur les luminaires ;
- la modification de l’orientation des luminaires ;
- l’ajustement des horaires de fonctionnement ; ou
- l’utilisation de moins de luminaires, mais mieux positionnés.
C’est aussi là que les simulations photométriques deviennent particulièrement précieuses.
Une conception peut sembler parfaitement raisonnable sur un plan de site, tout en produisant des résultats très différents une fois les luminaires en fonctionnement.
La lumière doit être modélisée comme de la lumière — et non simplement comme des points représentant les luminaires sur un dessin.
Liste de vérification de la conformité aux lois sur la pollution lumineuse pour les propriétés canadiennes
Il n’existe aucune liste de vérification unique pouvant garantir la conformité à tous les règlements municipaux canadiens, exigences provinciales ou approbations de projet.
Elle peut toutefois constituer un point de départ très utile.
Avant d’installer un éclairage extérieur
- Identifiez votre municipalité. Déterminez quel gouvernement local a juridiction sur la propriété.
- Vérifiez les règlements municipaux. Recherchez spécifiquement les dispositions relatives à l’éclairage extérieur, aux nuisances, au zonage, aux normes de propriété, à l’aménagement et à la pollution lumineuse.
- Vérifiez les approbations de projet. Un permis d’aménagement ou une approbation de plan de site peut imposer des exigences au-delà du règlement municipal général.
- Définissez l’objectif de l’éclairage. Ne concevez pas en fonction de la luminosité maximale.
- Identifiez les limites sensibles. Recherchez les maisons voisines, les routes, les espaces naturels et les autres propriétés à proximité.
- Déterminez les hauteurs d’installation appropriées.
- Examinez l’optique et le blindage des luminaires.
- Considérez la température de couleur.
- Planifiez les heures de fonctionnement.
- Envisagez les minuteries, la gradation ou les commandes de mouvement.
- Utilisez la modélisation photométrique lorsque cela est approprié.
- Conservez des registres des exigences applicables et de la conception finale.
Pour les projets plus importants, faites appel à des professionnels qualifiés en éclairage, en électricité, en génie ou en environnement lorsque la complexité de l’installation le justifie.
Après l’installation
Le travail n’est pas nécessairement terminé lorsque les lumières s’allument.
Parcourez la propriété de nuit.
Observez l’installation depuis la limite du site — et pas seulement depuis le dessous des luminaires.
Demandez-vous :
- Voyez-vous des sources lumineuses directes et intenses provenant des propriétés voisines ?
- Une quantité importante d’éclairage traverse-t-elle la limite de la propriété ?
- Les conducteurs sont-ils exposés à un éblouissement inconfortable ?
- Les façades des bâtiments reçoivent-elles un éclairage qui ne sert à rien ?
- L’éclairage atteint-il inutilement le ciel ?
- Certaines zones sont-elles nettement plus lumineuses que nécessaire ?
- Les luminaires pourraient-ils être gradés pendant les périodes d’inactivité ?
- Les minuteries et les commandes de mouvement fonctionnent-elles correctement ?
Une inspection nocturne peut révéler des problèmes qui ne sont pas évidents à partir des dessins ou des travaux d’installation de jour.
Propriétaires : ce que signifient les lois sur la pollution lumineuse pour vous
Pour la plupart des propriétaires canadiens, la loi sur la pollution lumineuse ne nécessitera pas une évaluation environnementale ou une étude photométrique complexe.
Elle impliquera plus probablement les voisins et les règles municipales.
Si vous installez un nouvel éclairage extérieur, réfléchissez à l’endroit d’où il sera visible après la tombée de la nuit.
Tenez-vous là où commence la propriété de votre voisin.
Voyez-vous la face brillante du luminaire ?
La lumière éclaire-t-elle ses fenêtres ?
Le luminaire éclaire-t-il votre entrée — ou votre entrée, la moitié de la rue et la maison d’en face ?
Si c’est la deuxième option, reconsidérez la conception.
Une meilleure formule d’éclairage résidentiel
Pour de nombreuses applications résidentielles, un éclairage responsable signifie :
rendement modéré + orientation minutieuse + blindage + température de couleur judicieuse + commandes
plutôt que :
rendement maximal + fonctionnement toute la nuit.
L’éclairage à détection de mouvement peut être particulièrement utile lorsque l’éclairage est principalement nécessaire lorsqu’une personne s’approche d’une porte, d’un garage ou d’une cour latérale.
Les minuteries peuvent bien convenir lorsque des périodes de fonctionnement prévisibles sont plus judicieuses.
Et un luminaire correctement blindé peut modifier considérablement l’endroit où la lumière se dépose sans rendre la zone prévue inutilisable à cause de l’obscurité.
Entreprises et gestionnaires immobiliers : pensez au-delà de la facture d’électricité
Les propriétés commerciales font face à un calcul différent.
L’éclairage extérieur peut favoriser la sécurité, l’accessibilité, les déplacements des employés, la confiance des clients et la circulation des véhicules. Tout éteindre n’est pas nécessairement pratique — ou souhaitable.
Mais un éclairage inefficace entraîne des coûts qui vont au-delà de l’électricité.
Un éclairage commercial mal conçu peut générer :
- des plaintes de la part des propriétés voisines ;
- un éblouissement inutile ;
- du gaspillage d’énergie ;
- un éclairage inégal ;
- un éclairage excessif vers le ciel ;
- d’éventuels problèmes de conformité aux règlements municipaux ; et
- des remplacements coûteux après l’installation.
L’objectif devrait donc être l’efficacité de l’éclairage, et non simplement l’efficacité énergétique.
Il y a une différence.
Un luminaire DEL efficace peut consommer relativement peu d’électricité par lumen, mais si une grande proportion de ces lumens éclaire un endroit où ils ne sont pas nécessaires, l’installation elle-même n’est toujours pas particulièrement efficace.
Une bonne conception ne demande pas seulement :
Avec quelle efficacité produisons-nous de la lumière ?
mais :
Avec quelle efficacité l’utilisons-nous ?
Aménageurs et sites industriels : tenez compte de l’éclairage dès le début
Pour les projets de plus grande envergure, l’éclairage devrait être envisagé lors de la planification plutôt que d’être traité comme un détail de finition.
Cela devient particulièrement important lorsqu’un projet d’aménagement proposé est situé à proximité de :
- propriétés résidentielles ;
- zones environnementalement sensibles ;
- habitats de faune ;
- cours d’eau ;
- corridors de transport ; ou
- environnements naturellement sombres.
Une évaluation de l’éclairage appropriée peut identifier les problèmes potentiels tant que la conception est encore flexible.
La modélisation photométrique peut aider à prévoir les niveaux d’éclairage et la dispersion de la lumière aux limites de la propriété. Les spécialistes de l’environnement peuvent examiner comment la lumière nocturne affecte la faune ou les habitats. Les planificateurs municipaux peuvent imposer des conditions propres au site.
Pour les projets nécessitant une évaluation environnementale, l’éclairage artificiel peut constituer une partie de l’analyse plus large des effets sur l’environnement humain et l’environnement biologique.
La terminologie et le cadre fédéral applicable ont évolué au fil du temps, de sorte que les anciennes références à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEA) ne devraient pas automatiquement être considérées comme une description du régime actuel d’évaluation des impacts fédéraux du Canada.
Le principe pratique demeure important :
les grands projets peuvent être confrontés à des considérations en matière d’éclairage qui vont bien au-delà des règles municipales ordinaires sur les nuisances.
Qu’en est-il de l’éclairage public et de l’éclairage des rues ?
Tous les éclairages nocturnes ne proviennent pas de propriétés privées.
Les lampadaires, les installations publiques, les infrastructures de transport et les espaces municipaux contribuent de manière importante à l’environnement lumineux des communautés canadiennes.
L’éclairage public a également des objectifs légitimes, parmi lesquels figurent la visibilité, la mobilité, l’accessibilité et la sécurité.
La question de la pollution lumineuse ne porte donc pas à savoir si les communautés devraient simplement éteindre leurs lampadaires.
Elle porte à savoir si l’éclairage nécessaire peut être fourni de manière plus judicieuse.
Les approches modernes peuvent inclure :
- un meilleur contrôle optique ;
- un meilleur espacement des luminaires ;
- des niveaux d’éclairage appropriés ;
- un blindage ;
- des températures de couleur plus chaudes lorsque cela convient ;
- une gradation adaptative ; et
- des dispositifs de commande qui réduisent l’émission inutile pendant les périodes de faible activité.
À l’échelle d’une communauté, de petites améliorations multipliées par des milliers de luminaires peuvent réduire considérablement le halo lumineux et la consommation d’énergie.
Pollution lumineuse et faune
Les humains peuvent fermer les rideaux.
La faune ne le peut pas.
L’éclairage artificiel peut modifier les conditions nocturnes au sein d’habitats qui connaissent naturellement une obscurité prolongée. Selon l’espèce et l’environnement concernés, l’éclairage nocturne peut influencer les déplacements, l’alimentation, les interactions entre prédateurs et proies, les migrations et d’autres comportements.
Les effets ne sont pas identiques pour toutes les espèces ou tous les types de lumière, c’est pourquoi les décisions relatives à l’éclairage environnemental doivent tenir compte du contexte.
Néanmoins, plusieurs stratégies générales peuvent réduire l’exposition inutile :
- Éviter d’éclairer les espaces naturels sans nécessité avérée.
- Orienter les luminaires loin des habitats sensibles.
- Réduire les heures de fonctionnement inutiles.
- Limiter la lumière riche en bleu lorsque cela convient.
- Réduire l’intensité excessive.
- Préserver les zones naturellement sombres dans la mesure du possible.
C’est le volet écologique de la réduction de la pollution lumineuse.
L’obscurité n’est pas un espace vide qui attend d’être éclairé.
Pour de nombreuses espèces, elle fait partie de l’habitat.
Pollution lumineuse et bien-être humain
La lumière est indispensable à la vie moderne, mais l’obscurité joue également son rôle.
La question devient particulièrement évidente à la limite d’une propriété résidentielle.
Un propriétaire peut installer un éclairage de sécurité pour des raisons tout à fait légitimes. Mais si ce luminaire projette toute la nuit une lumière intrusive dans la chambre d’une autre personne, les avantages et les inconvénients profitent à deux foyers différents.
C’est pourquoi un éclairage responsable repose en partie sur la considération d’autrui.
L’éclairage extérieur doit servir les personnes qui en ont besoin sans s’imposer inutilement à celles qui n’en ont pas.
Et souvent, la solution ne consiste pas à réduire l’éclairage utile.
Elle consiste à mieux le contrôler.
Questions fréquentes sur les lois relatives à la pollution lumineuse au Canada
Le Canada a-t-il des lois sur la pollution lumineuse ?
Le Canada ne dispose pas d’une loi unique et universelle sur la pollution lumineuse qui réglementerait tous les dispositifs d’éclairage extérieur à l’échelle nationale. Selon la situation, l’éclairage artificiel peut plutôt être régi par des règlements municipaux, des règles de zonage et d’aménagement, des approbations environnementales ou des conditions propres au projet.
Pour la plupart des propriétaires et des entreprises ordinaires, les règlements municipaux locaux constituent le point de départ logique.
Les lumières extérieures puissantes sont-elles illégales au Canada ?
Pas automatiquement.
Un éclairage extérieur puissant peut être tout à fait légitime. Qu’une installation particulière constitue un problème juridique dépend de facteurs tels que les règlements municipaux, l’emplacement du luminaire, les intrusions lumineuses, l’éblouissement, l’utilisation de la propriété et les autres exigences applicables.
La puissance lumineuse à elle seule ne révèle pas toute la réalité.
Mon voisin peut-il légalement projeter une lumière sur ma propriété ?
Il n’existe pas de règle unique applicable à l’ensemble du Canada qui puisse répondre à tous les litiges entre voisins concernant l’éclairage.
Si l’éclairage de votre voisin cause une intrusion lumineuse ou un trouble important, consultez les règlements et les normes applicables dans votre municipalité. Une première solution pratique peut être aussi simple que de demander à réorienter le luminaire, à le blinder, à réduire son intensité ou à le raccorder à une minuterie.
Qui réglemente la pollution lumineuse au Canada ?
La réglementation peut intervenir à différents niveaux selon la situation, mais les municipalités jouent un rôle particulièrement important pour les problèmes quotidiens d’éclairage extérieur.
Les grands projets d’aménagement et les projets ayant une incidence environnementale importante peuvent également être soumis à des processus provinciaux ou fédéraux supplémentaires.
Puis-je signaler une pollution lumineuse ?
Lorsque l’éclairage indésirable semble enfreindre un règlement municipal, les résidents peuvent généralement se renseigner sur la procédure de plainte ou d’application du règlement offerte par leur municipalité.
Avant de déposer une plainte, documentez la source, les dates, les heures de fonctionnement et la nature du problème.
Des amendes sont-elles prévues pour la pollution lumineuse au Canada ?
Il n’existe pas d’amende unique sur la pollution lumineuse applicable à l’ensemble du pays.
Lorsque des amendes ou d’autres mesures d’application sont prévues, elles dépendent du règlement, de la réglementation ou des exigences du projet applicables. Les règles relatives à l’éclairage des serres en Ontario illustrent comment les municipalités peuvent établir des obligations et des mécanismes d’application spécifiques pour un problème local de pollution lumineuse.
Existe-t-il des limites maximales de lux au Canada ?
Il n’existe pas de niveau d’éclairage maximal unique applicable à toutes les installations d’éclairage extérieur au Canada.
Les limites de lux ou les exigences d’éclairage peuvent plutôt découler de règlements municipaux, de normes d’aménagement, de normes industrielles ou d’exigences propres au projet.
Vérifiez toujours les règles applicables à la propriété et à l’usage concernés.
L’éclairage extérieur à 3 000 K est-il obligatoire au Canada ?
Pas partout.
Des températures de couleur plus chaudes, notamment 3 000 K ou moins, sont fréquemment recommandées dans les guides sur les ciels sombres et l’éclairage responsable, car la réduction de la lumière riche en bleu peut contribuer à limiter certains effets environnementaux.
Une recommandation ne doit toutefois pas être confondue avec une exigence légale.
Vérifiez si votre municipalité ou l’approbation de votre projet précise une température de couleur maximale.
Les règles sur les ciels sombres interdisent-elles l’éclairage DEL ?
Non. L’éclairage DEL en soi n’est pas le problème.
La technologie DEL peut au contraire offrir un excellent contrôle de l’émission, de l’optique, de la température de couleur et de la gradation.
Les problèmes surviennent lorsqu’une source lumineuse est excessivement puissante, mal orientée, inutilement riche en bleu ou utilisée sans nécessité.
L’objectif d’une conception respectueuse des ciels sombres est d’améliorer l’éclairage, et non de revenir à l’obscurité partout.
Avant l’installation : sept questions à se poser
Que vous éclairiez une entrée de garage ou planifiiez un grand site commercial, posez-vous ces questions avant d’acheter et d’installer le système :
- Qu’est-ce qui doit réellement être éclairé ?
- Quel niveau d’éclairage la tâche exige-t-elle ?
- Où la lumière se dirigera-t-elle après avoir quitté le luminaire ?
- Que se passe-t-il à la limite de la propriété ?
- Un blindage, une optique différente ou une hauteur de montage autre pourrait-il améliorer le contrôle ?
- L’éclairage doit-il fonctionner à pleine puissance toute la nuit ?
- Que disent les règlements municipaux et les exigences du projet ?
Si ces sept questions sont correctement traitées, de nombreux problèmes de pollution lumineuse peuvent être évités avant même qu’ils ne surviennent.
Un meilleur éclairage ne signifie pas plus d’éclairage
Les discussions sur la pollution lumineuse créent parfois un faux dilemme.
D’un côté : des communautés lumineuses, sûres et fonctionnelles.
De l’autre : l’obscurité totale.
Ce n’est pas du tout le choix qui s’offre à nous.
Un système d’éclairage extérieur bien conçu peut offrir une visibilité utile tout en maîtrisant l’éblouissement, les intrusions lumineuses et l’éclairage inutile vers le ciel. Dans de nombreuses situations, une meilleure optique et un positionnement judicieux des luminaires peuvent améliorer la qualité de l’éclairage tout en utilisant moins de lumière.
La distinction se situe entre la quantité et le contrôle.
Plus de lumière n’est pas nécessairement mieux.
Une lumière mieux contrôlée est préférable.
Ce que les lois sur la pollution lumineuse au Canada signifient au fond pour vous
L’approche du Canada en matière de pollution lumineuse consiste moins à imposer une interdiction nationale générale qu’à comprendre les règles applicables à un lieu et à un projet précis.
Pour les propriétaires, cela peut signifier s’assurer qu’un éclairage de sécurité ne devienne pas un problème quotidien pour le voisin.
Pour les entreprises, cela peut signifier concilier visibilité et sécurité avec l’éblouissement, les intrusions lumineuses et les règlements municipaux sur l’éclairage.
Pour les exploitants de serres, les règles peuvent comporter des exigences très précises de réduction de la pollution lumineuse.
Pour les promoteurs et les exploitants industriels, l’éclairage artificiel nocturne peut devoir être envisagé parallèlement aux exigences environnementales, d’aménagement et de conception du site.
Et pour toute personne qui prescrit une installation d’éclairage extérieur, la conformité commence par quelque chose de plus fondamental que la législation :
une bonne conception.
Orientez la lumière vers le bas.
Maîtrisez l’éblouissement.
Tenez compte des propriétés voisines.
Utilisez des niveaux d’éclairage appropriés.
Choisissez délibérément les hauteurs de montage.
Utilisez des minuteries et d’autres dispositifs de commande lorsque cela est pertinent.
Protégez l’obscurité naturelle lorsque cela est possible.
Et avant de supposer qu’une pratique est autorisée — ou interdite — vérifiez les exigences actuelles de la municipalité et des autres autorités compétentes pour le site concerné.
Car l’éclairage extérieur le plus efficace est rarement le luminaire que l’on remarque à des kilomètres.
C’est celui qui remplit discrètement exactement la fonction pour laquelle il a été installé — et rien de plus.








